
La plupart des éléments que nous avons à propos de nos ancêtres Celtes est venu à nous sous la forme de contes mythologiques comme dans le Leabhar Gabhala. Car les mythes montrent ce qu’ils pensaient être la vérité. La mythologie est un recueil de vieilles vérités et croyances, et donc contient, même si c’est sous une forme symbolique, l’histoire, la mémoire et les croyances des ancêtres. On peut d’ailleurs, souvent, mettre très clairement en lien des éléments de la mythologie celtique avec l’histoire réelle.

Les druides celtes pratiquaient sans aucun doute une religion qui même alors contenait des éléments très anciens, ainsi que des influences des cultures Méditerranéenne et Asiatique.

Les plus anciennes vagues d’immigration contribuèrent à l’homogénéité celtique. Les premiers arrivants Celtes étaient les héritiers de traditions indo-européennes déjà très anciennes. Derrière celles-ci on peut aussi retrouver les religions obscures des agriculteurs néolithiques… et encore derrière ça, les rites et croyances du peuple chasseur. On peut ainsi remonter à près de 20000 ans en arrière, voire plus. Et nous sommes aujourd’hui une extension de tout cela, même si nous sommes aveuglés par la science qui nous régit.

La mythologie plus généralement la religion celtique, la plus ancienne en Europe excepté la religion gréco-romaine, a contribué à préserver les anciennes traditions européennes des peuples Celtes non conquis par Rome.

La mythologie celtique est un immense théâtre regroupant des divinités omnipotentes, des bêtes fabuleuses, des humains aux destinées extraordinaires et des lieux inoubliables. C’est l’une des plus grandes et merveilleuses sagas de l’histoire de l’humanité, qui mériterait d’être racontée encore et encore (si au moins elle pouvait être racontée au moins une fois dans sa totalité, ce qui serait difficile, même en toute une vie, tellement elle foisonne de personnages et de péripéties).

La mythologie celtique fut longtemps cachée au monde. Ce n’est qu’à partir du 8e siècle après Jésus Christ que les premiers récits apparurent, dévoilant quatre cycles légendaires.

C’est sur les terres sauvages d’Irlande qu’il faut aller chercher les principales origines de la tradition mythologique celte.
Avant l’arrivée des très célèbres Tuathà de Danann en ces lieux, régnaient deux curieux peuples : les Luchrupans et les Fomoires. La rencontre entre ces deux peuples et le clan divin donna lieu à nombre d’événements primordiaux, notamment les deux batailles de Mag Tured.

Arriva après la grande épopée des Tuathà de Danann le nom moins riche cycle d’Ulster, plus humain mais aussi plus remarquable quant à sa structure mythologique, et dont le héros principal sera le fameux Cùchulainn.

Puis vient le cycle d’Ossian, où Cùchulainn se trouve remplacé par le héros Finn. Les récits de ce cycle seront plus lyriques, mais moins riches en aventures mythologiques marquantes.

Le quatrième cycle de ces récits sera constitué par les Mabinogion (« enfances », sing. : Mabinogi) de la littérature galloise, plus récents mais qui fournissent un fonds légendaire fort appréciable pour appréhender la tradition celtique insulaire. On y retrouve le Mabinogi de Pwyll, celui de Branwen, puis le Mabinogi de Mannawyddan et enfin le Mabinogi de Math.